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Entrevue avec les associés principaux de Cybernostic |
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Récemment,
1- Vos mandats passés ont été fréquemment orientés vers le secteur des systèmes ERP. Comment percevez-vous l'avenir de cette technologie et le rôle que vous y jouez ? Jean-Daniel : Imaginons un corps humain; le vôtre par exemple. Disons que le système ERP représente votre système nerveux. Une multitude de transactions sont enregistrées et intégrées dans chacune des régions de votre corps. C'est fantastique, mais est-ce intelligent ? Qu'est-ce qui vous différencie de l'amibe ? Certainement pas ce système, lequel s'apparente bien plus au système transactionnel ERP. La différence, c'est votre cerveau ! C'est là où les décisions se prennent. La différence réside en votre capacité à gérer la complexité. C'est exactement la faiblesse des systèmes ERP et la raison pour laquelle vous constatez la prolifération de produits complémentaires aux systèmes ERP. Le marché de ces produits complémentaires réside dans le fait que l'infrastructure des systèmes ERP n'est pas conçue pour être « intelligente » ou pour apporter plus qu'une aide minimale à la prise de décision. Donc, les systèmes ERP sont, et semblent condamnés à n'être que de simples commodités. Le marché des systèmes d'entreprise sera de plus en plus caractérisé par le développement et l'implantation de systèmes de soutien à la prise de décision qui utiliseront les données emmagasinées dans le système ERP afin d'évaluer, analyser et optimiser les opérations de l'entreprise. C'est en fait l'une des pierres angulaires de la philosophie de développement des produits chez Cybernostic. Notre devise et nos actions le disent, nous exploitons la pleine puissance de l'information et de la connaissance. Nos produits sont en quasi-totalité conçus pour se brancher à la base de données ERP et offrir un soutien à la prise de décision. Ils constituent certes des leviers importants dans la rentabilité des entreprises. Marc : Les difficultés d'implantation persisteront mais à un autre niveau. Ces outils plus complexes et exigeants requièreront des implantations rapides et profilées. Les bénéfices s'évalueront selon le coût du statu quo et les bénéfices de permettre une rapidité d'accès améliorée à l'information et, éventuellement, de préserver la connaissance et le savoir-faire de l'entreprise. C'est à ce niveau que notre rôle devient essentiel pour l'entreprise qui reconnaît ces nouveaux défis et qui n'accepte pas les compromis. Nous agissons, et continuerons d'agir, en concordance avec cette vision. |
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2- Cybernostic est l'auteure de plusieurs histoires à succès; cela autant dans les mandats de consultation que dans le développement de logiciels de soutien à la prise de décision. Expliquez-nous votre cycle de créativité. Jean-Daniel : J'ai expliqué au directeur d'usine que ses tailles de lot n'étaient pas efficientes et qu'une telle situation créait des stocks excessifs de produits finis, en plus d'imposer à l'usine une stratégie de fabrication « pour le stock ». Je lui ai alors lancé le défi suivant : « Voyons à quel point nous pourrons réduire vos tailles de lot si nous permettons à l'usine d'utiliser le temps auparavant nécessaire avant le programme de réduction des temps de mise en course ». Évidemment, à la consultation des résultats, le directeur d'usine en est presque tombé de sa chaise ! La réduction des délais engendrée lui permettait d'éliminer presque complètement son stock de produits finis. Aussi incomplète et sommaire que fut cette évaluation, elle fut l'effet d'un revirement total pour l'entreprise. Bien sûr, Voilà pourquoi nous avons développé Nous constatons la présence d'un besoin du marché par le biais de nos mandats de consultation et nous utilisons cette technique pour l'ensemble de nos technologies. Souvent, le besoin est ressenti lors d'une prise de décision ou d'optimisation. Nous procédons ensuite à une recherche sur « l'état de l'art » et appliquons les technologies ou approches disponibles lorsqu'elles existent et qu'elles sont efficaces. Sinon, nous développons la technologie nécessaire. Ensuite, nous convertissons cette technologie en produit si la recherche de marché confirme que celui-ci serait unique ou très en avance sur la compétition. Marc : Afin de rehausser notre propre productivité, d'améliorer sans cesse nos
opérations et de maximiser la valeur ajoutée de nos services, nous développons
continuellement des outils et techniques de haute technologie. L'un de ces
outils, |
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3- Bien des gestionnaires ayant à acheter, implanter et/ou opérer des systèmes ERP sont craintifs par rapport à la complexité du processus. Pourquoi, et est-ce justifié ? Jean-Daniel : Dans les films futuristes, lorsqu'une problématique requérant une analyse rapide et intensive de données survient, il suffit d'invoquer l'ordinateur et de lui poser le problème. Un idéal bien lointain dans le monde ERP : beaucoup de données, peu d'information. En plus du mandat d'intégrer et d'harmoniser tous les services. Lourde complexité, et lourde « politicaillerie »... Marc : La réponse n'est pas toujours évidente. L'ignorer cependant représente une exposition à nu dans un marché rapace et vite comme l'éclair. |
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4- Au-delà des systèmes ERP, quels défis envisagez-vous rencontrer dans le secteur des entreprises manufacturières et de distribution ? Jean-Daniel : Cela représente un impact important puisqu'il redéfinira toute la gestion de la chaîne d'approvisionnement et la logistique qui s'y rattache. Cette transformation est en fait déjà bien avancée. Les enchères électroniques, les agents d'approvisionnement électroniques intelligents, la recherche automatisée d'aubaines et les « Shopping Cart » électroniques bouleversent les règles de jeu dans bien des secteurs, particulièrement pour les produits de base. L'inertie traditionnelle du marché, basée sur la loyauté et l'habitude, est maintenant un concept désuet. On assiste à la création d'un nouveau marché contrôlé par l'acheteur, encouragé par la capacité des entreprises à lui proposer leurs produits et services, et donc, d'être en compétition avec les entreprises du monde entier. Les délais, la qualité et le prix demeureront les critères de base. Toutefois, à ceux-ci, il faudra ajouter le savoir-faire et la réduction de la complexité. L'acheteur est submergé par l'envergure et la complexité de « l'offre ». Les produits devront devenir plus intelligents. Les entreprises devront augmenter leur habileté à vraiment communiquer la compréhension, plutôt que de s'en tenir à distribuer des brochures corporatives vides et stériles. Elles devront améliorer leur compréhension et communication avec les divers segments de leurs marchés. Les délais et les stocks deviennent des handicaps dans une situation où les cycles de développement de produits sont réduits et automatisés, et où les cycles de vie des produits raccourcissent de plus en plus. La variété des produits sera à la hausse au fur et à mesure que l'on tend vers des configurations uniques par consommateur. Les tailles de lot de production devront sans cesse réduire. Le commerce électronique est le grand égalisateur. Il efface les aspects ineptes des cadres économiques, culturels et politiques qui s'élèvent comme autant de contraintes au commerce. C'est donc une grande opportunité. À la fois destructrice du caractère unique des choses, l'innovation réelle sera aussi profitable que de courte durée. Le marché devient planétaire. Un potentiel énorme; un risque monstrueux. L'Inde comptera sous peu plus d'un milliard de citoyens. Lorsqu'on rajoute à cette force économique quelque un point trois (1.3) milliard de Chinois, on voit bien où sera situé le prochain pôle économique. Il est temps de mettre ses chaussures de course ! L'amélioration continue est donc devenue un concept mort, tout simplement parce que ce n'est pas assez rapide. Nous devons penser transformation et leviers mobilisateurs. L'aptitude la plus précieuse à développer : la pensée créative. L'Internet a transmuté le temps et l'espace en information. C'est en fait ce que nous avions en tête, Marc et moi, lorsque nous avons fondé Cybernostic il y a quelques années; avant que le préfixe « cyber » ne devienne synonyme du Web. La vision était de transmuter les problèmes opérationnels en opportunités cybernétiques, à base d'information et de savoir-faire. Le temps nous a donné raison. Cette transmutation demeure le défi de toutes les entreprises manufacturières et de distribution : comment éliminer les stocks, les délais et le gaspillage de sorte à se qualifier pour ce nouveau marché planétaire qui aura remplacé, d'ici quelques courtes années, le commerce traditionnel que nous connaissons. Marc : En tant qu'individus, nous sommes en mesure de développer et de définir une « proposition à valeur unique » qui soit ancrée dans notre unicité individuelle, notre créativité et notre apprentissage soutenu. Le statut social, économique ou d'affiliation va perdre toute signification ou capacité à freiner la réalité qui se pointe. En tant qu'individus, nous devons nous appliquer et accepter ce défi de croissance personnelle. Après tout, n'est-ce pas là le sens de la vie ? |
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5- Pourquoi avoir choisi la gestion des opérations manufacturières comme champ d'activités ? Marc : Jean-Daniel : Pour nous, l'industrie manufacturière nous permet aussi de comprendre des problématiques et de développer des solutions en vue de les appliquer par la suite à d'autres secteurs. Même si nous poursuivons nos interventions dans le secteur manufacturier, il m'apparaît clair que nous nous étendrons également vers d'autres secteurs. Déjà, nous avons fait du travail dans le secteur médical. Nos produits de soutien à la prise de décision suivront également. |
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6- Quelle est votre motivation première ? Jean-Daniel : Marc : |
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7- En quoi Cybernostic est une entreprise distinctive ? Qu'est-ce qui fait que les clients vous choisissent plutôt qu'une autre firme de consultation ? Marc : Jean-Daniel : Dans nos produits logiciels, nous évitons de créer des méga-applications
telles les systèmes ERP. Ils génèrent bien peu d'effet levier, même s'ils sont
essentiels dans bon nombre d'entreprises. L'effet levier provient de choses
telles que l'utilisation des bons paramètres de planification à l'intérieur de
tels systèmes. Les tailles de lot sont un bon exemple de ceci. Elles ont un effet
très fort sur la capacité compétitive des entreprises. Souvent, les gens l'ignorent.
Nous avons créé Nous mobilisons les points leviers pour générer des résultats importants. C'est ce que nous faisons de mieux que quiconque. |
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